Comment la bicyclette a révolutionné l’égalité des sexes ?

En 1893, dans la matinée du 9 Octobre, à l’église méthodiste d’High Street Binghamton, à New York. Mme Burrows, une veuve et qui travaille au sein de l’Eglise, vient d’acheter un vélo. Tout se passait bien jusqu’à ce que le pasteur Samuel Stanley a dit à ses fidèles de dénoncer la pratique du cyclisme par les femmes, en disant que c’était une attitude antichrétien, indécent et vulgaire. En plus, c’était une occasion de pécher et d’obtenir des maladies typiques des femmes.

 

Nous pensons à ce jour que M. Stanley souffrait d’une sorte de déficience mentale, c’était très probablement le cas, mais la vérité est que cette pensée s’était répandue au-delà du continent nord-américain. En Grande-Bretagne, les femmes mariées ne devaient pas utiliser la bicyclette sous prétexte du danger de l’avortement. De nombreuses publications de l’époque ont affirmé que l’utilisation des vélos par les femmes était de très mauvais goût, mais pouvais aussi causer des problèmes de santé graves. Tout était très confus, ce moyen de transport déchaîner la colère de nombreux groupes de toutes sortes.

Oh là la ! Une caricature française montrant les dangers du cyclisme par la pudeur d’une jeune femme.

 

Une revue nationale mettait en garde contre les conséquences de l’utilisation des vélos par les femmes, une pathologie appelée Bibycle Face (le masque de la vélocipédiste), afin alerter toutes les femmes, des symptômes était détecter : les yeux instables, gerçures, mâchoire tendue et les lèvres fanées et sec. Même la Ligue des femmes de sauvetage (Un lobby pour les femmes qui travaillent) a déploré la grande malédiction infligée au peuple des États-Unis, en raison des vélos et des crimes sur les femmes qui en faisaient usage.

 

L’élément qui a agacé le plus est le fait que beaucoup de femme changeaient de robe pour faire du vélo confortablement. A cette époque, il y avait un protocole social à toute épreuve en termes de vêtements, surtout dans les classes moyennes et supérieures, qui en aucun cas permettait à une femme de porter des pantalons. Pour la société occidentale, il était inconcevable qu’une femme soit habillé uniquement avec des vêtements masculins, cela la rétrogradé socialement, mais certaines femmes ont commencé à le faire et la société a commencé à s’en inquiéter. 

 

Le journal Bloomsburg a fait valoir dans un de ses numéros, que la défense du pantalon par les femmes était immorale et impudique, autant que le pantalon lui-même lorsqu’il était porté par une femme. Dans le même temps, le journal Yorkville Enquier écrivait des articles où on peut voir des perles telles que: «  Une belle femme, est belle avec n’importe quel vêtement, les femmes moches doivent prendre plus soin d’elle » ou encore  « Les personnes grosse et grasse devraient éviter de porter des pantalons »  ces propos du rédacteur influences tous les citoyens, ces quelques lignes ont causé « des regards étranges, des sourires moqueurs de la part de jeunes idiots, les personnes de la haute société haussent les épaules et esquisse un légers commentaire désobligeant lorsqu’ils croisent une femme en pantalon ».

La société était embarrassée, ce qui l’a poussé à faire des tricycles qui permettent aux femmes de se déplacer en vélo, tout en mettant une robe. 

Nous pouvons imaginer la confusion des hommes et des femmes les plus conservateurs, qui sont indignés tant par le fait que les femmes montent à vélos que par le fait que celle-ci portent des pantalons., En effet, à cette époque, les personnes de classe sociale plus populaire, trouvaient cela totalement surréalistes. 

Même les partisans du cyclisme féminin, voyaient avec un mauvais oeil les femmes avec un pantalon

 

Uns des Tricycles indemne de la Reine Victoria au musée des Science de Londres.

 

En 1987, Mme Annie Kirk a poursuivi son dentiste quand il a refusé de traiter ses dents après que Mme Kirk soit venu à la clinique avec son vélo et son pantalon. Docteur Atwood a fait valoir dans sa défense qu’il craignait que ses servantes et sages-femmes fuient quand il a vu comment était cette femme avec une tenue si offensive. L’absurdité a continué, quelques jours plus tard, le Dr JB Hawthorne, pasteur de l’église baptiste d’Atlanta a déclaré une femme sur une bicyclette avait une conduite obscène et non dignes des femmes, que le cyclisme féminin est né de l’infidélité et leurs permet d’atteindre des endroits où aucun l’observation pour satisfaire les plaisirs de l’homme impur. Il semble que ses paroles ne suffisaient pas et a ajouté que derrière tout ce mouvement était le diable et que cela constituait un danger pour tous ceux qui ont des sensibilités virtuoses. Même la police a pris des mesures en la matière en effectuant des arrestations et des détentions des cyclistes se promenant dans les rues de Chicago et New York.

 

Probablement la première femme à monter publiquement sur un vélo à New York.

Ce fut une vraie bataille car il a eu des centaines d’attaques contre les femmes qui voulaient s’habiller comme elles le voulaient. En 1894, un débat public promu par les femmes exhortant la société à rechercher une solution à ce problème a commencé. Tout d’abord, la conception fonctionnelle des vêtements féminins qui ne heurtent pas les idéaux présents à l’époque ont été recherchés. De nombreuses entreprises de cyclisme ou vestimentaire ont commencé à mettre de côté leurs idéaux comme marque de vélo Columbia mais également des centaines de couturières et de modèle, ce qui a conduit les femmes a commencé à obtenir l’égalité, non seulement dans le cyclisme féminin, mais aussi sur les plans, politique, sexuel et social. En 1900, il y avait déjà de nombreux éléments différents à choisir, des pantalons baggy et des jupes coupées. Bien que tous cela n’était pas accepté, il était possible de réaliser ces vêtements sans soucis.

Peu de temps après, c’était pratique courante. Au début du XXe siècle, un défenseur des droits des femmes Susan Brownell a déclaré :

« Le vélo a fait plus pour l’émancipation des femmes que toute autre cause dans le monde » 

 

 C’est incroyable de voir comment un simple objet imprégné dans une société où le sexe féminin a été reléguée à l’arrière-plan, peut provoquer quelque chose étrange et incompréhensible à nos yeux.

Quand vous allez sur votre vélo rappelez-vous que du point de vue humain, le vélo a fait plus pour nous que les voitures elles-mêmes.

Mais ce n’est pas tout, il existe encore aujourd’hui, au XXIe siècle, des pays qui nous rappellent cette époque sombre. En Arabie Saoudite par exemple, une femme ne peut pas monter à vélo en compagnie d’un homme, elles peuvent seulement le faire, dans des endroits où il n’y a pas de jeunes et elles doivent être bien couverte. En Irak et Iran, bien qu’il n’y ait pas de loi contre cela, une femme à vélo provoque constamment l’indignation, l’étonnement et le rejet. De nombreux pays musulmans qui interdisent cette pratique, affirment que le design des vélos est fortement susceptible d’exciter sexuellement les femmes.

Est-ce que la révolution viendra un jour dans ces pays ? 

 

 

¿La primera mujer en montar una bicicleta en Nueva York?

https://cyclehistory.wordpress.com/2015/01/30/women-on-the-move-cycling-and-the-rational-dress-movement/

http://bibliotecavirtualsenior.es/wp-content/uploads/2016/06/La-Mujer-y-la-Bicicleta-en-el-siglo-XIX.pdf

http://www.ciclosfera.com/la-bicicleta-y-la-emancipacion-de-la-mujer/

 

 

 

 

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